Il y a un poste que presque toutes les entreprises oublient dans leur politique RSE : l’impression.
Papier, toner, énergie des machines, cartouches en fin de vie : l’impression touche les trois périmètres du bilan carbone, génère des déchets réels, et consomme des ressources à chaque étape. Selon l’ADEME, produire une tonne de papier A4 émet entre 700 et 1 000 kg de CO2 équivalent, et une simple ramette consomme 66 litres d’eau à la fabrication.
L’impression est oubliée parce qu’elle est banale. Et parce qu’elle est banale, personne n’agit vraiment dessus.
C’est exactement là que la gestion déléguée de l’impression change la donne en faisant ce que la gestion interne reporte sans cesse.
Pourquoi l’impression reste un angle mort RSE
Beaucoup de responsables RSE le savent : leur parc d’impression est un problème. Trop de pages imprimées inutilement, des machines qui tournent la nuit, des cartouches jetées faute de filière de collecte organisée, du papier vierge alors que du recyclé serait disponible.
En gestion interne, en général personne n’a pour mission concrète de configurer le recto-verso par défaut sur les toutes les imprimantes réparties entre plusieurs sites. Personne ne suit les volumes par machine pour détecter les équipements hors d’usage qui tournent en veille permanente. Personne ne négocie avec un collecteur de cartouches, ne forme les utilisateurs, ne traque les impressions abandonnées…
La conséquence est lourde : En moyenne, 1 document sur 2 est jeté dans les 24 heures suivant son impression, et 30 % des documents imprimés ne sont jamais récupérés à l’imprimante (source GrennMatters).
Ce sont des comportements connus et pourtant très peu corrigés dans les organisations où l’impression reste gérée de façon dispersée.
Ce que la gestion déléguée de l’impression fait réellement
Confier la gestion de son parc d’impression à un expert spécialisé, c’est transférer la responsabilité de son bon fonctionnement et de sa performance environnementale. Le gestionnaire délégué n’intervient pas ponctuellement sur une panne : il prend en charge le parc dans sa globalité, avec des engagements mesurables sur la durée.
Voici ce qui se passe concrètement dès le déploiement.

Les comportements d’impression sont corrigés techniquement, et plus seulement par la sensibilisation
La sensibilisation ne suffit souvent pas. Ce qui change les comportements durablement, ce sont les paramètres techniques imposés à l’ensemble du parc :
- Impression recto-verso par défaut sur toutes les machines, sans exception
- Authentification avant impression : le document n’est libéré qu’à l’arrivée de l’utilisateur devant la machine, ce qui supprime mécaniquement les pages abandonnées
- Désactivation automatique des équipements hors plages horaires de bureau
- Quotas par utilisateur ou par service, configurables selon les besoins de l’organisation
Ces paramètres ne dépendent plus de la bonne volonté de chacun. Ils s’appliquent partout, immédiatement, et de façon homogène sur l’ensemble des sites.
Les équipements énergivores sont remplacés
Une imprimante laser de bureau consomme entre 300 et 550 watts en impression active. Sur un parc non renouvelé depuis 7 ou 8 ans, la consommation électrique peut être réduite de 30 à 50 % par le seul remplacement par des équipements labellisés Energy Star ou certifiés EPEAT (source : EPEAT).
Un prestataire en gestion déléguée d’impression intègre ce renouvellement dans la prestation. Les équipements sont sélectionnés sur leurs caractéristiques énergétiques, maintenus en état optimal, et remplacés en fin de cycle de vie dans une logique de continuité, sans investissement ponctuel à porter par le client.
Les consommables entrent dans une logique circulaire
Une cartouche laser standard contient environ 50 à 100 grammes de toner, un mélange de résines et de pigments dont la fabrication consomme environ 3 litres de pétrole par cartouche. Le plastique d’une cartouche non recyclée peut mettre plus de 1 000 ans à se décomposer
Les filières de collecte et de recyclage existent. Un prestataire spécialisé dans la gestion déléguée des impressions comme SEDECO organise cette collecte dans le cadre de la prestation : cartouches usagées reprises, acheminées vers des filières certifiées, remplacées sans rupture de stock.
Il en va de même pour le choix du papier : le passage à un papier certifié PEFC ou FSC garantit une origine responsable de la fibre, et le papier recyclé réduit de 40 à 70 % les émissions de CO2 par rapport au papier vierge à poids équivalent (source : ADEME). Ce choix ne se fait pas au cas par cas : il est intégré à la politique d’approvisionnement directement géré par le gestionnaire déléguée et s’applique à l’ensemble du parc d’impression.
Mesurer l’impact environnemental des actions de la gestion déléguée des impressions
C’est là que beaucoup de démarches RSE se trompent d’ordre. On construit le reporting avant d’avoir agi. On cherche des indicateurs sur des pratiques qui n’ont pas changé. Le rapport est déclaratif parce que rien n’a été mesuré, et rien n’a été mesuré parce que rien n’a été instrumenté.
La gestion déléguée inverse ce schéma. Le prestataire produit des données parce qu’il en a besoin pour piloter sa prestation : volumes par machine, par site, par période ; consommation électrique du parc ; taux de collecte des consommables ; part du papier certifié dans les commandes. Ces données existent indépendamment de toute démarche RSE. Elles en deviennent le carburant naturel.
À la fin d’une première année de gestion déléguée, une organisation dispose d’un rapport avec des chiffres réels :
- Réduction du volume de pages imprimées par rapport à l’année de référence
- CO2 évité, calculé selon les facteurs d’émission de la Base Carbone ADEME
- Taux de recyclage des cartouches usagées, justifié par filière
- Consommation électrique du parc en kWh/an
- Part du papier certifié FSC ou PEFC dans les approvisionnements
Ces indicateurs sont déterminants lors d’un audit de certification ISO 14001, intégrables dans une DPEF (Déclaration de Performance Extra-Financière obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés, article L225-102-1 du Code de commerce), et utilisables dans le cadre de la directive CSRD qui élargit progressivement ces obligations à partir de 2025 (source : Commission européenne).
Les labels et certifications à exiger d’un prestataire
Voici les références qui permettent d’évaluer sérieusement un partenaire en gestion déléguée d’impression et son implication RSE :
- Imprim’Vert : label français dédié aux imprimeurs et gestionnaires de parcs d’impression engagés dans une démarche de réduction de leur impact environnemental (gestion des déchets dangereux, substitution des produits toxiques, sensibilisation des clients)
- ISO 14001 : norme internationale de management environnemental, qui exige l’identification et la réduction des impacts significatifs de l’activité
- Energy Star : certification d’efficacité énergétique des équipements, administrée conjointement par l’EPA américaine et la Commission européenne
- EPEAT : référentiel de cycle de vie complet pour les équipements électroniques (fabrication, usage, fin de vie)
- PEFC / FSC : certifications forestières garantissant l’origine responsable du papier utilisé
Ce que ça change pour les entreprises et collectivités soumises à reporting
Les engagements RSE ne sont plus optionnels pour un nombre croissant d’organisations. Et les appels d’offres publics intègrent de plus en plus des critères environnementaux vérifiables.
Pour une ETI, une collectivité ou un campus universitaire, l’enjeu n’est pas de rédiger un beau rapport. C’est d’avoir des données réelles sur lesquelles s’appuyer. Et sur l’impression, ces données n’existent pas si personne ne les produit.
La gestion déléguée d’impression par SEDECO, société spécialisée de CAP MONETIQUE, part précisément de ce constat. Prendre en charge le parc, en assumer la performance opérationnelle et environnementale, et fournir à l’organisation les données qui lui permettent de rendre compte de ses engagements RSE de façon crédible.
Pour évaluer ce que représente concrètement votre parc d’impression, contactez nos équipes.
Toutes les réponses à vos questions sur les impressions et la RSE
L’impression entre-t-elle vraiment dans le bilan carbone d’une entreprise ?
Oui, sur les trois périmètres. L’énergie consommée par les équipements relève du Scope 2. Le papier et les consommables achetés entrent dans le Scope 3 (émissions indirectes liées aux achats).
L’ADEME publie des facteurs d’émission spécifiques dans sa Base Carbone pour faciliter ce calcul. Un prestataire en gestion déléguée peut fournir les données de consommation brutes nécessaires.
Peut-on fixer des objectifs environnementaux dans un contrat de gestion déléguée d’impression ?
Oui. SEDECO intègre des indicateurs RSE comme engagements contractuels : pourcentage d’impressions recto-verso, taux de collecte des cartouches usagées, part du papier certifié dans les commandes.
Ces objectifs peuvent être associés à des rapports périodiques directement utilisables dans un rapport RSE ou lors d’un audit de certification.
La gestion déléguée d’impression est-elle adaptée aux PME et ETI ?
La gestion déléguée n’est pas réservée aux grands groupes.
Pour une organisation de taille intermédiaire, elle permet d’accéder aux mêmes outils de monitoring et aux mêmes pratiques environnementales qu’une grande entreprise, sans recruter un responsable dédié ni investir dans une infrastructure de suivi.
Combien peut-on réduire sa consommation de papier avec la gestion déléguée ?
Les résultats varient selon l’état du parc initial et les pratiques en place.
Sur les parcs où aucune règle d’impression n’était appliquée, les prestataires observent régulièrement des réductions de 20 à 40 % dès la première année après déploiement des paramètres techniques (recto-verso par défaut, impression sécurisée, désactivation automatique).
